LE SAUT DU LIT (1989)

le saut du lit saut 2 saut 3 saut 4 saut 5De Ray Cooney et John Chapman

Adaptation de Marcel Mithois

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Valérie Nederlandt, Jean-Pol Goies, Kathy Renard, Brigitte Delgoffe, Benoit Roels, Olivier Nederlandt, Etienne Sonveaux, Claudine Nederlandt & Fabienne Liénard

Imaginez un éditeur parisien fort sérieux, marié à une femme aussi fidèle qu’exquise. Bref, un couple harmonieux, fait pour mener une vie bourgeoise et douillette.

Pourquoi faut il que, dans leur appartement, s’éternise un décorateur aussi farfelu qu’étrange ? Pourquoi faut il que, par la suite de hasards malencontreux, trois couples illégitimes décident de vivre dans cet appartement, leur première nuit de passion ? Et surtout pourquoi faut il qu’au beau milieu de cette situation déjà catastrophique, débarque un personnage qui vient de Loir-et-Cher et qui va provoquer une cascade de malentendus et de quiproquos tels qu’on finit par ne plus savoir qui est qui…Oui, pourquoi faut il ?

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée à Jauchelette en octobre-novembre 1989

La Presse en a parlé

LE SOIR

La Compagnie du Grenier saute de son lit

CHALKLIN,MICHAEL

La Compagnie du Grenier saute de son lit

à Malèves-Sainte-Marie-Wastines…

Vendredi soir, à Malèves-Sainte-Marie-Wastines, dans les combles du presbytère: c’est le jour de la répétition de la Compagnie du Grenier, troupe théâtrale locale d’amateurs. Il y fait bon vivre: jeunesse sympa, passion, ambiance amicale. La nouvelle pièce, elle aussi, prête au rire: Le Saut du lit, un vaudeville dans toute la verve du genre. Seule connotation chagrine: le spectacle aura bien lieu dans un grenier mais pas dans celui du presbytère. Le collège perwézien l’y a interdit. Il invoque essentiellement des raisons de sécurité. Les gens du Grenier ne comprennent guère l’attitude.

Les premières planches de la Compagnie du Grenier furent clouées en 1983. Au marteau: Jean-Pol Goies, instituteur à Bruxelles, habitant de Malèves, passionné de théâtre. Pourquoi localiser sa troupe dans les combles de la demeure du curé? L’espace peut accueillir de trente à cinquante personnes; les acteurs s’expriment ainsi plusieurs fois. A l’inverse de la grande salle du Foyer culturel, ajoute Jean-Pol, le cadre ancien du grenier donne un charme et une intimité que beaucoup d’amateurs recherchent. Enfin, la nécessité de mettre les lieux au diapason du spectacle renforce l’unité du groupe.

Il y a six ans, la pièce s’appelait L’OEuf à la coque. Elle fut jouée à sept reprises dans une ferme de Malèves (cinq cents spectateurs en tout). La commune avait déjà mis son veto à la représentation dans le grenier du presbytère. L’année suivante, une deuxième pièce fut pressentie. Personne ne la vit: une mauvaise entente désunit le groupe.

«Dépoussiérage.» Deux autres jeunes de Malèves, Valérie et Olivier Nederlandt, incitèrent, en 1987, Jean-Pol à refouler les planches du grenier. Le vaudeville J’y suis, j’y reste vit le jour. Un titre peut-être prémonitoire: la pièce fut proposée dix fois dans les combles et trois fois à l’école de Malèves.

Autres mains «providentielles», déjà à l’époque: celles de Claude Dominique, autrefois comédien et régisseur au Théâtre national, aujourd’hui directeur de scène, promoteur des spectacles et administrateur des tournées au Théâtre du Parc. Il habite Malèves et dirige bénévolement la scène de la Compagnie du Grenier.

Aujourd’hui apparaît une nouvelle pièce, Le Saut du lit, créée en mai 1972 au théâtre Montparnasse, à Paris, dans une adaptation de Marcel Mithois et une mise en scène de Jean Le Poulain. Comédie vaudeville en deux actes écrite par Ray Cooney et John Chapman, elle met en présence des gens «bien» mais à l’esprit parfaitement farfelu. De Josiane, jeune femme bourgeoise, à Ghislaine, jeune femme un peu moins bourgeoise, en passant par Charles-Edouard de Saint-Nom, promoteur immobilier, ou Marie-Odile Dumur des Rosiers, célèbre auteur de livres pour enfants, le spectateur devrait ne cesser de se poser «the question»: qui est qui?

Contrainte au déménagement La pièce de cette année représente sans doute un pari pour les douze membres de la Compagnie du Grenier. Par rapport aux précédentes, elle exige une technique dramatique et une rigueur d’interprétation beaucoup plus grandes. Même vérité à propos de la mise en scène. Et lorsqu’on sait que les personnages sont moins typés que dans J’y suis, j’y reste…

Tous les participants au nouveau spectacle sont prêts à relever le gant. Leur jeune âge (entre dix-sept et trente ans pour la plupart) est probablement un atout. Poussières dans la mécanique? La Compagnie se produira à la ferme de la Ramée, à Glimes (Incourt), et non dans le grenier du presbytère de Malèves. le bâtiment est communal et le collège a mis son veto.

Dans une lettre du 27 octobre 1988, deux raisons sont avancées pour justifier ce refus. D’abord, «le bâtiment est vétuste et ne répond à aucune norme de sécurité (…). En outre, il n’existe pas d’issue de secours en cas de sinistre». Ensuite, «le décret impérial du 30 décembre 1809 dispose en son article 92 que les communes sont chargées de fournir au prêtre desservant un presbytère en vue de lui permettre d’assumer en toute quiétude sa mission pastorale et non pas servir de salle de spectacles». Mais n’est-ce pas Guy Stenier, le curé lui-même, qui ouvre «sa» demeure à la Compagnie du Grenier?

LE SOIR

Faites un saut à Jauchelette

BURNY,JOELLE

Faites un saut à Jauchelette,

vous ne le regretterez pas!

La Compagnie du Grenier – bien connue dans l’est du Brabant wallon pour ses prestations dans les combles de fermes et de presbytères – présente une nouvelle fois son spectacle «Le Saut du lit» à la ferme de la Ramée, à Jauchelette, ces samedi 27 (20 heures) et dimanche 28 janvier (15 heures). Ces deux représentations seront données au profit de Médecins sans Frontières (1).

La Compagnie du Grenier, c’est une équipe d’une douzaine de personnes âgées de 17 à 30 ans. Dès leurs débuts, en 1983, ils ont manifesté le souhait de se produire dans des endroits intimes qui ont, de surcroît, beaucoup de cachet. D’emblée, ils ont opté pour l’amusement: Jouer, c’est gai, avoue le comédien Jean-Paul Goies. Multiplions les occasions de le faire. Comment? En gardant un public restreint!

Après avoir joué «L’OEuf à la coque» et «J’y suis, j’y reste», on les retrouva, en octobre dernier, toujours à Malèves, avec «Le saut du lit», une comédie de boulevard. Alors qu’ils souhaitaient se produire dans le grenier du presbytère de Malèves, ils se heurtèrent au veto du collège de Perwez pour des raisons de sécurité. Ils trouvèrent alors refuge dans le superbe grenier de la ferme de la Ramée à Jauchelette (Jodoigne). Les représentations sont données devant un public qui ne dépasse pas la cinquantaine de spectateurs. Mais au total, plus de 900 personnes se sont déplacées pour venir les applaudir.

«Le Saut du lit» de Ray Cooney et John Chapman est une pièce hilarante, précise Jean-Pol Goies. Toute l’action se déroule dans un appartement décoré par un artiste farfelu qui ne décolle plus des lieux. Trois couples vont tenter d’y vivre leur première aventure extra-conjugale. Les gens passent les uns pour les autres, le désordre est complet!

Bien qu’elle soit occupée par les répétitions du spectacle de ce week-end, l’équipe est déjà mobilisée pour une nouvelle pièce, cette fois policière: «Quatuor pour un meurtre». Cette énigmatique affaire sera suivie d’une troisième pièce en octobre. On ne les arrête plus…

J. By.

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