LE NOIR TE VA SI BIEN (1993)

noir 1 noir 2 noir 3 noir 4 noir 5 noir 6De Jean Marsan

Mise en scène de Claude Dominique

Assistanat de Véronique De Knoop

Avec: Valérie Reyser, Emmanuel Streel, Yvan Aufort, Magali Hertsens, Guy Stenier, Valérie Nederlandt, Isabelle Fouyn & Jean-Pol Goies

Un inquiétant manoir perché sur une falaise vertigineuse, dans le comté de Sussex, c’est à dire juste en face de la côte française, de l’autre côté du Pas de Calais.

Là, une maîtresse de maison aux nerfs à vif, son compagnon, un garçon bizarre, sa fille une kleptomane,…et sa soeur, Lady Lucy, une femme séduisante, allurale, mais dont la vie semble receler d’effrayants mystères..Et un visiteur, le colonel Mac Lesby, dont la bonhomie, la jovialité ne peuvent entièrement cacher ses instincts de grand fauve…Et puis un agent immobilier et deux domestiques qui n’ont l’air de rien et peut être ne sont ils rien en effet….

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette en novembre 1993 pour les 10 ans de la Compagnie du Grenier

La Presse en a parlé

LE SOIR

LA COMPAGNIE DU GRENIER : THEATRE PLAISIR DEPUIS 10 ANS

CHALKLIN,MICHAEL

Dix ans et pas un grain de poussière. La Compagnie du Grenier distille son amour des planches avec talent. À l’affiche de la saison du dixième anniversaire, deux spectacles qui s’adressent aux zygomatiques. Le premier frappera les trois coups, ce vendredi 5 novembre à la ferme de la Ramée à Jauchelette. Un titre-euphémisme pour la circonstance: «Le noir te va si bien» (1). Si la Compagnie du Grenier porte le deuil, c’est celui de la morosité.

Un quatuor a présidé à la naissance de la troupe, en septembre 1983: Jean-Pol Goies, Guy Stenier, Claude Dominique et Nathalie Systermans. Les trois premiers sont toujours sur les planches. Pour débuter dans le grenier – d’où le nom – de la cure de Malèves-Sainte-Marie-Wastines (Perwez), chacun y a mis de ses deniers. Encore aujourd’hui, la Compagnie du Grenier répète dans les combles du presbytère. Une seule pièce y a été jouée, en 1988: le vaudeville «J’y suis, j’y reste».

– La salle de bains était la pièce pour le maquillage, les chambres servaient de loges, se souvient Jean-Pol Goies, «chef» de troupe. Fabuleux. Il y avait 45 places. On devait parfois fermer la porte avec les pieds. Un lieu convivial mais la sécurité…

D’une comédie à l’autre, de «L’OEuf à la coque» à «Blaise», la Compagnie du Grenier a gravi les marches du succès pour dépasser les mille spectateurs par pièce. Pas un hasard: outre les charmes du répertoire vaudevillesque – hormis les thrillers «Quatuor pour un meurtre» et «La Souricière» -, les acteurs conjuguent aussi une présence mise en évidence depuis le début par le metteur en scène Claude Dominique, directeur de scène et promoteur des spectacles au Théâtre du Parc.

– Un homme très exigeant, un excellent pédagogue, explique Jean-Pol Goies. Il voit même un pli dans le pantalon. Il a aussi un grand respect du comédien. Il nous apprend énormément.

De la ferme Rigot, la Compagnie a émigré, en 1989, dans… un grenier de la ferme de la Ramée, à Jauchelette. Un ancien entrepôt à grains où l’on fit disparaître des tonnes de poussière pour aménager un plateau et s’intaller comme des bohémiens. Les temps ont changé.

Farce en deux parties de Jean Marsan, «Le noir te va si bien» est une grosse machine à faire rire. Une mise en place simple après laquelle tout s’emballe à la vitesse du comique. Un texte léger et fin. Une pièce visuelle qui exige un décor et une machinerie extraordinaires. Un défi à relever avant de goûter, en février et mars 1994, «La Soupière» de Robert Lamoureux…

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