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J’Y SUIS J’Y RESTE (Reprise 1992)

j'y suis 3De Jean Valmy et Raymond Vincy

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Christine Counard, Jean-Pol Goies, André Nederlandt, Claudine j'y suis 4Nederlandt, Pascal Borms,  Valérie Nederlandt, Anne-Catherine Huygen & Benoit Roels

Un château en Dordogne…Dans ce château, une j'y suis 5comtesse, quelque peu délirante et secrètement amoureuse….des chevaux. Un baron quelque peu décadent secrètement amoureux…de sa j'y suis 6secrétaire. Un domestique quelque peu filou secrètement amoureux d’une soubrette quelque peu légère, secrètement amoureuse d’un »Jules ». Enfin et surtout, un Cardinal! j'y suis 7Un Cardinal bon enfant, à la recherche de vacances paisibles.

Tout ce petit monde, en apparence très tranquille, va se trouver subitement révolutionné par l’arrivée inattendue de Nènètte…La désopilante Nènètte, au coeur simple et franc, sorte de Madame Sans Gênes des Halles…

Spectacle joué en mars 1992 à la Ferme de la Ramée de Jauchelette

L’OEUF À LA COQUE (1984)

Oeuf 1 Oeuf 2 Oeuf 3De Marcel Franck

Mise en scène collective avec l’aimable participation de Claude Dominique

Avec: Jean-Pol Goies, Nathalie Systermans, Alain Matthieu, Nicole de Vriendt & Diane Longin

C’est une agréable comédie toujours fine qui nous fait assister aux évolutions tumultueuses et tragi-comiques d’une famille d’aujourd’hui.

Les rebondissements y sont nombreux et on ne ménage ni nos rires, ni nos surprises….

Spectacle joué en 1984 à la Ferme Rigo de Malèves

J’Y SUIS J’Y RESTE (1988)

j'y suis 1De Jean Valmy et Raymond Vincy

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Christine Counard, Jean-Pol Goies, André Nederlandt, Claudine j'y suis 2Nederlandt, Olivier Nederlandt, Valérie Nederlandt, Virginie Polet & Benoit Roels

Un château en Dordogne…Dans ce château, une comtesse, quelque peu délirante et secrètement amoureuse….des chevaux. Un baron quelque peu décadent secrètement amoureux…de sa secrétaire. Un domestique quelque peu filou secrètement amoureux d’une soubrette quelque peu légère, secrètement amoureuse d’un »Jules ». Enfin et surtout, un Cardinal! Un Cardinal bon enfant, à la recherche de vacances paisibles.

Tout ce petit monde, en apparence très tranquille, va se trouver subitement révolutionné par l’arrivée inattendue de Nènètte…La désopilante Nènètte, au coeur simple et franc, sorte de Madame Sans Gênes des Halles…

Spectacle joué en octobre 1988 dans le grenier de la Cure de Malèves

LE SAUT DU LIT (1989)

le saut du lit saut 2 saut 3 saut 4 saut 5De Ray Cooney et John Chapman

Adaptation de Marcel Mithois

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Valérie Nederlandt, Jean-Pol Goies, Kathy Renard, Brigitte Delgoffe, Benoit Roels, Olivier Nederlandt, Etienne Sonveaux, Claudine Nederlandt & Fabienne Liénard

Imaginez un éditeur parisien fort sérieux, marié à une femme aussi fidèle qu’exquise. Bref, un couple harmonieux, fait pour mener une vie bourgeoise et douillette.

Pourquoi faut il que, dans leur appartement, s’éternise un décorateur aussi farfelu qu’étrange ? Pourquoi faut il que, par la suite de hasards malencontreux, trois couples illégitimes décident de vivre dans cet appartement, leur première nuit de passion ? Et surtout pourquoi faut il qu’au beau milieu de cette situation déjà catastrophique, débarque un personnage qui vient de Loir-et-Cher et qui va provoquer une cascade de malentendus et de quiproquos tels qu’on finit par ne plus savoir qui est qui…Oui, pourquoi faut il ?

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée à Jauchelette en octobre-novembre 1989

La Presse en a parlé

LE SOIR

La Compagnie du Grenier saute de son lit

CHALKLIN,MICHAEL

La Compagnie du Grenier saute de son lit

à Malèves-Sainte-Marie-Wastines…

Vendredi soir, à Malèves-Sainte-Marie-Wastines, dans les combles du presbytère: c’est le jour de la répétition de la Compagnie du Grenier, troupe théâtrale locale d’amateurs. Il y fait bon vivre: jeunesse sympa, passion, ambiance amicale. La nouvelle pièce, elle aussi, prête au rire: Le Saut du lit, un vaudeville dans toute la verve du genre. Seule connotation chagrine: le spectacle aura bien lieu dans un grenier mais pas dans celui du presbytère. Le collège perwézien l’y a interdit. Il invoque essentiellement des raisons de sécurité. Les gens du Grenier ne comprennent guère l’attitude.

Les premières planches de la Compagnie du Grenier furent clouées en 1983. Au marteau: Jean-Pol Goies, instituteur à Bruxelles, habitant de Malèves, passionné de théâtre. Pourquoi localiser sa troupe dans les combles de la demeure du curé? L’espace peut accueillir de trente à cinquante personnes; les acteurs s’expriment ainsi plusieurs fois. A l’inverse de la grande salle du Foyer culturel, ajoute Jean-Pol, le cadre ancien du grenier donne un charme et une intimité que beaucoup d’amateurs recherchent. Enfin, la nécessité de mettre les lieux au diapason du spectacle renforce l’unité du groupe.

Il y a six ans, la pièce s’appelait L’OEuf à la coque. Elle fut jouée à sept reprises dans une ferme de Malèves (cinq cents spectateurs en tout). La commune avait déjà mis son veto à la représentation dans le grenier du presbytère. L’année suivante, une deuxième pièce fut pressentie. Personne ne la vit: une mauvaise entente désunit le groupe.

«Dépoussiérage.» Deux autres jeunes de Malèves, Valérie et Olivier Nederlandt, incitèrent, en 1987, Jean-Pol à refouler les planches du grenier. Le vaudeville J’y suis, j’y reste vit le jour. Un titre peut-être prémonitoire: la pièce fut proposée dix fois dans les combles et trois fois à l’école de Malèves.

Autres mains «providentielles», déjà à l’époque: celles de Claude Dominique, autrefois comédien et régisseur au Théâtre national, aujourd’hui directeur de scène, promoteur des spectacles et administrateur des tournées au Théâtre du Parc. Il habite Malèves et dirige bénévolement la scène de la Compagnie du Grenier.

Aujourd’hui apparaît une nouvelle pièce, Le Saut du lit, créée en mai 1972 au théâtre Montparnasse, à Paris, dans une adaptation de Marcel Mithois et une mise en scène de Jean Le Poulain. Comédie vaudeville en deux actes écrite par Ray Cooney et John Chapman, elle met en présence des gens «bien» mais à l’esprit parfaitement farfelu. De Josiane, jeune femme bourgeoise, à Ghislaine, jeune femme un peu moins bourgeoise, en passant par Charles-Edouard de Saint-Nom, promoteur immobilier, ou Marie-Odile Dumur des Rosiers, célèbre auteur de livres pour enfants, le spectateur devrait ne cesser de se poser «the question»: qui est qui?

Contrainte au déménagement La pièce de cette année représente sans doute un pari pour les douze membres de la Compagnie du Grenier. Par rapport aux précédentes, elle exige une technique dramatique et une rigueur d’interprétation beaucoup plus grandes. Même vérité à propos de la mise en scène. Et lorsqu’on sait que les personnages sont moins typés que dans J’y suis, j’y reste…

Tous les participants au nouveau spectacle sont prêts à relever le gant. Leur jeune âge (entre dix-sept et trente ans pour la plupart) est probablement un atout. Poussières dans la mécanique? La Compagnie se produira à la ferme de la Ramée, à Glimes (Incourt), et non dans le grenier du presbytère de Malèves. le bâtiment est communal et le collège a mis son veto.

Dans une lettre du 27 octobre 1988, deux raisons sont avancées pour justifier ce refus. D’abord, «le bâtiment est vétuste et ne répond à aucune norme de sécurité (…). En outre, il n’existe pas d’issue de secours en cas de sinistre». Ensuite, «le décret impérial du 30 décembre 1809 dispose en son article 92 que les communes sont chargées de fournir au prêtre desservant un presbytère en vue de lui permettre d’assumer en toute quiétude sa mission pastorale et non pas servir de salle de spectacles». Mais n’est-ce pas Guy Stenier, le curé lui-même, qui ouvre «sa» demeure à la Compagnie du Grenier?

LE SOIR

Faites un saut à Jauchelette

BURNY,JOELLE

Faites un saut à Jauchelette,

vous ne le regretterez pas!

La Compagnie du Grenier – bien connue dans l’est du Brabant wallon pour ses prestations dans les combles de fermes et de presbytères – présente une nouvelle fois son spectacle «Le Saut du lit» à la ferme de la Ramée, à Jauchelette, ces samedi 27 (20 heures) et dimanche 28 janvier (15 heures). Ces deux représentations seront données au profit de Médecins sans Frontières (1).

La Compagnie du Grenier, c’est une équipe d’une douzaine de personnes âgées de 17 à 30 ans. Dès leurs débuts, en 1983, ils ont manifesté le souhait de se produire dans des endroits intimes qui ont, de surcroît, beaucoup de cachet. D’emblée, ils ont opté pour l’amusement: Jouer, c’est gai, avoue le comédien Jean-Paul Goies. Multiplions les occasions de le faire. Comment? En gardant un public restreint!

Après avoir joué «L’OEuf à la coque» et «J’y suis, j’y reste», on les retrouva, en octobre dernier, toujours à Malèves, avec «Le saut du lit», une comédie de boulevard. Alors qu’ils souhaitaient se produire dans le grenier du presbytère de Malèves, ils se heurtèrent au veto du collège de Perwez pour des raisons de sécurité. Ils trouvèrent alors refuge dans le superbe grenier de la ferme de la Ramée à Jauchelette (Jodoigne). Les représentations sont données devant un public qui ne dépasse pas la cinquantaine de spectateurs. Mais au total, plus de 900 personnes se sont déplacées pour venir les applaudir.

«Le Saut du lit» de Ray Cooney et John Chapman est une pièce hilarante, précise Jean-Pol Goies. Toute l’action se déroule dans un appartement décoré par un artiste farfelu qui ne décolle plus des lieux. Trois couples vont tenter d’y vivre leur première aventure extra-conjugale. Les gens passent les uns pour les autres, le désordre est complet!

Bien qu’elle soit occupée par les répétitions du spectacle de ce week-end, l’équipe est déjà mobilisée pour une nouvelle pièce, cette fois policière: «Quatuor pour un meurtre». Cette énigmatique affaire sera suivie d’une troisième pièce en octobre. On ne les arrête plus…

J. By.

LE VISON VOYAGEUR (1990)

vison 4 vison 5De Ray Cooney & John Chapman

Adaptation de Jean-Loup Dabadie

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Jean-Pol Goies, Anne Hotome, Anne-Catherine Huygen, Claudine Nederlandt, Benoit Roels, Valérie Nederlandt, Olivier Nederlandt, André Nederlandt, Fabienne Liénard, Brigitte vison 1Delgoffe & Etienne Sonveaux

Si l’on avais dit à Arnold Crouch au Steve Bodley n’était pas sérieux, l’aurait-il cru ? Non. Les deux associés ont toujours été la gravité même. Pourtant, en ce jour de semaine où l’on entendrait une mouche voler dans Londres, c’est par Steve Bodley que le scandale va arriver.

La sévère maison « Bodley, Bodley & Crouch » est le temple de la haute-vison 2fourrure londonienne. Quand le rideau se lève, Arnold met la dernière main à son chef-d’oeuvre, un manteau qui ferait se pâmer un vison lui-même….

Arnold Crouch ne sait pas encore que cet admirable manteau fera son désespoir, passant d’épaules (nues) en épaules (nues) dans un voyage frénétique et délirant. Car Arnold Crouch est un être pur et propre, égaré dans un monde où la fourberie et la duplicité se le vison 3disputent à la lubricité et à l’adultère.

Sans le vouloir, il sera complice d’une odieuse machination ourdie par son associé Steve Bodley.

Mais la morale veille ! Heureusement, car elle permet aux auteurs de cette comédie folle une succession de coups de théâtre, une série de situations plus renversantes les unes que les autres et un dialogue qui ne laisse aux spectateurs que ce choix: ou mourir de joie ou pleurer de rire….

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette en octobre-novembre 1990

QUATUOR POUR UN MEURTRE (1991)

quatuor 1 quatuor 2 quatuor 3 quatuor 4 quatuor 5 quatuor 6De John Lee Thompson

Adaptation de Frédéric Latin

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Guy Stenier, Benoit Roels, Jean-Pol Goies & Valérie Nederlandt

Un manoir perdu au milieu des Landes. L’auteur a trempé sa plume dans le sang coagulé, la pluie, la brume et le scotch.

Toute l’affaire se passe entre gentlemen..des personnages riches, distingués, membres du Foreign Office..dignité et bonne éducation.

Un mélange de conversations feutrées et de bains de sang. On égorge, on se coupe les veines, on tire à bout portant, faisant gicler l’hémoglobine et éclater les crânes, tout cela entre amis…..

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette en avril 1991

La Presse en a parlé:

LE SOIR

LE SANG VA COULER A LA COMPAGNIE DU GRENIER

n.c.

Le sang va couler à la Compagnie du Grenier…

La talentueuse Compagnie du Grenier, «née» dans les combles du presbytère de Malèves-Sainte-Marie-Wastines (Perwez), change de décor: pièce de John Lee Thompson, le «thriller» «Quatuor pour un meurtre» succède à des vaudevilles. Un enchaînement de conversations très «british» et de bains de sang, provoqués avec cynisme et froideur: l’hémoglobine giclera et les crânes éclateront (la pièce est déconseillée aux enfants de moins de dix ans) dans l’un des greniers de la ferme de la Ramée, à Jauchelette, rachetée l’an dernier par Jacques Mortelmans qui a l’intention d’y développer des activités culturelles. Quatre acteurs: Guy Stenier (le curé de Malèves), Benoit Roels, Jean-Pol Goies (le «chef» de la troupe) et Valérie Nederlandt. La mise est en scène est de Jean-Pol Goies et de Claude Dominique, un pro du théâtre, les décors de Jean Goies. Rien n’est laissé au hasard. Des amateurs, certes, mais au sens noble du terme. La pièce de Thompson, scénariste pour le cinéma, a requis six mois de travail et une mise en scène exigeante. Exemple: l’un des personnages doit être mouillé de la tête aux pieds en trois minutes. D’où la présence, dans les coulisses, d’une baignoire. L’histoire? Toute la pièce est une répétition générale: X doit tuer Y mais il tue Y et Z. X et… W sont cependant de mèche. Nul ne peut l’imaginer. L’énigme sera résolue dans les dix dernières secondes…

BLAISE (1992)

De Claude Magnier

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Martine Picard, Jean-Pol Goies, Valérie Nederlandt, Anne d’Arian, André Nederlandt, Claudine Nederlandt, Magali Hertsens & Valérie Reyser

Excédée se subvenir aux besoins de Blaise, jeune peintre méconnu et désargenté, sa maîtresse souhaite lui faire épouser une jeune héritière.
Ce plan sera contrecarré par l’ intrusion d’ un grand nombre de personnages aussi farfelus les uns que les autres.

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette du 13 au 29 novembre 1992

LA SOURICIÈRE (1993)

souriciere 1 souriciere 2 souriciere 3 souriciere 4 souriciere 5D’Agatha Christie

Adaptation de Nicole Strauss et Philippe Derrez

Mise en scène de Claude Dominique

Avec:  Isabelle Fouyn, Jean-Pol Goies, Emmanuel Streel, Laurence Lannoo, Guy Stenier, Valérie Reyser, Olivier Nederlandt & Benoit Roels

Cette intrigue mystérieuse et angoissante se passe en Angleterre, dans une pension de famille qui ouvre ses portes pour la première fois, ses propriétaires étant un couple de jeunes mariés, Mollie et Gilles Ralston.

Arrivent successivement une dame d’âge mur: Mme Boyle, très sur son « quant à soi », un jeune photographe un tantinet déboussolé, Anthony Armstrong-Jones, un officier bien tranquille, le Major Metcalf, une jeune femme aux moeurs garçonnières, melle Casewell et un italien pittoresque, le Signor Paravicini.

Or, la radio vient d’annoncer qu’un meurtre épouvantable a été commis à Londres et que l’assassin doit se trouver…dans ce cottage….

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette du 19 mars au 4 avril 1993

LE NOIR TE VA SI BIEN (1993)

noir 1 noir 2 noir 3 noir 4 noir 5 noir 6De Jean Marsan

Mise en scène de Claude Dominique

Assistanat de Véronique De Knoop

Avec: Valérie Reyser, Emmanuel Streel, Yvan Aufort, Magali Hertsens, Guy Stenier, Valérie Nederlandt, Isabelle Fouyn & Jean-Pol Goies

Un inquiétant manoir perché sur une falaise vertigineuse, dans le comté de Sussex, c’est à dire juste en face de la côte française, de l’autre côté du Pas de Calais.

Là, une maîtresse de maison aux nerfs à vif, son compagnon, un garçon bizarre, sa fille une kleptomane,…et sa soeur, Lady Lucy, une femme séduisante, allurale, mais dont la vie semble receler d’effrayants mystères..Et un visiteur, le colonel Mac Lesby, dont la bonhomie, la jovialité ne peuvent entièrement cacher ses instincts de grand fauve…Et puis un agent immobilier et deux domestiques qui n’ont l’air de rien et peut être ne sont ils rien en effet….

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette en novembre 1993 pour les 10 ans de la Compagnie du Grenier

La Presse en a parlé

LE SOIR

LA COMPAGNIE DU GRENIER : THEATRE PLAISIR DEPUIS 10 ANS

CHALKLIN,MICHAEL

Dix ans et pas un grain de poussière. La Compagnie du Grenier distille son amour des planches avec talent. À l’affiche de la saison du dixième anniversaire, deux spectacles qui s’adressent aux zygomatiques. Le premier frappera les trois coups, ce vendredi 5 novembre à la ferme de la Ramée à Jauchelette. Un titre-euphémisme pour la circonstance: «Le noir te va si bien» (1). Si la Compagnie du Grenier porte le deuil, c’est celui de la morosité.

Un quatuor a présidé à la naissance de la troupe, en septembre 1983: Jean-Pol Goies, Guy Stenier, Claude Dominique et Nathalie Systermans. Les trois premiers sont toujours sur les planches. Pour débuter dans le grenier – d’où le nom – de la cure de Malèves-Sainte-Marie-Wastines (Perwez), chacun y a mis de ses deniers. Encore aujourd’hui, la Compagnie du Grenier répète dans les combles du presbytère. Une seule pièce y a été jouée, en 1988: le vaudeville «J’y suis, j’y reste».

– La salle de bains était la pièce pour le maquillage, les chambres servaient de loges, se souvient Jean-Pol Goies, «chef» de troupe. Fabuleux. Il y avait 45 places. On devait parfois fermer la porte avec les pieds. Un lieu convivial mais la sécurité…

D’une comédie à l’autre, de «L’OEuf à la coque» à «Blaise», la Compagnie du Grenier a gravi les marches du succès pour dépasser les mille spectateurs par pièce. Pas un hasard: outre les charmes du répertoire vaudevillesque – hormis les thrillers «Quatuor pour un meurtre» et «La Souricière» -, les acteurs conjuguent aussi une présence mise en évidence depuis le début par le metteur en scène Claude Dominique, directeur de scène et promoteur des spectacles au Théâtre du Parc.

– Un homme très exigeant, un excellent pédagogue, explique Jean-Pol Goies. Il voit même un pli dans le pantalon. Il a aussi un grand respect du comédien. Il nous apprend énormément.

De la ferme Rigot, la Compagnie a émigré, en 1989, dans… un grenier de la ferme de la Ramée, à Jauchelette. Un ancien entrepôt à grains où l’on fit disparaître des tonnes de poussière pour aménager un plateau et s’intaller comme des bohémiens. Les temps ont changé.

Farce en deux parties de Jean Marsan, «Le noir te va si bien» est une grosse machine à faire rire. Une mise en place simple après laquelle tout s’emballe à la vitesse du comique. Un texte léger et fin. Une pièce visuelle qui exige un décor et une machinerie extraordinaires. Un défi à relever avant de goûter, en février et mars 1994, «La Soupière» de Robert Lamoureux…

LA SOUPIÈRE (1994)

soupière 1 soupière 2 soupière 3 soupière 4 soupière 5De Robert Lamoureux

Mise en scène de Claude Dominique

Avec: Valérie Nederlandt, Olivier Nederlandt, Claudine Nederlandt, Laurence Lannoo, Florence Huygen, Jean-Pol Goies, André Nederlandt, Benoit Roels & Emmanuel Streel

Tante Violette vit seule dans une grande demeure du bordelais qui ne produit rien mais qu’elle ne souhaite pas vendre. Elle a son service, Germaine une jeune femme délurée dont elle ignore le passé. Germaine est courtisée par Clément un gendarme mais elle l’éconduit. Elle souhaite en fait faire sa vie avec Jean François Louy, fondé de pouvoir à la Banque Rotschild. Paul Dubard le neveu de Tante Violette dirige une entreprise de robinetterie en difficulté. Il propose à sa tante de vendre le domaine afin de bénéficier de liquidité. Devant le refus de la tante, Germaine intervient et propose un plan : engager un tueur discret qui « cassera la soupière », 50 % des bénéfices lui revenant… Mais rien ne se passe comme prévu…

Spectacle joué à la Ferme de la Ramée de Jauchelette en février- mars 1994

La Presse en a parlé:

LE SOIR

« LA SOUPIERE » AU GRENIER, UN NOUVEAU MENU A JAUCHELETTE

CHALKLIN,MICHAEL

Une pièce de boulevard dans le grenier de la ferme de la Ramée, à Jauchelette, tel est le nouveau menu concocté par la Compagnie du Grenier. Soit onze représentations de «La Soupière», pièce de Robert Lamoureux. La première aura lieu ce vendredi 18 février (1).

Pour la saison de son dixième anniversaire, la Compagnie du Grenier, de Malèves-Sainte-Marie-Wastines, n’a pas le temps de s’empoussiérer. Le lendemain de la dernière représentation de la pièce «Le noir te va si bien» et de la fête qui suivit, en décembre, la troupe commençait à répéter «La Soupière». Un passage de la farce à la comédie de boulevard.

– Quelle que soit la pièce, demande Jean-Pol Goies, «chef» de la Compagnie, si on n’arrive pas à donner du rire, de l’émotion et de l’évasion à quoi sert le théâtre?

L’intrigue nouée en 1971 par Robert Lamoureux, notamment célèbre pour «La 7e Compagnie»? Un neveu connaît des difficultés financières dans son usine de robinets à Paris. Il se rend à Bordeaux chez une vieille tante pour avoir une avance sur héritage. Elle refuse. Avec la boniche (une ancienne prostituée), il va tenter de supprimer la vieille «soupière».

– C’est une pièce exigeante. Contrairement à la précédente, on ne dispose d’aucun artifice ou accessoire. Lamoureux a écrit cette pièce pour lui et a joué lui-même le rôle principal. Il n’est pas facile de retrouver son esprit très français. Il faut jouer cette pièce avec dynamisme et nuance. Sinon, elle devient un ronron sans saveur.

Le metteur en scène Claude Dominique (Théâtre du Parc) a donc dû se concentrer sur le travail des comédiens pour atteindre un degré au-dessus de la réalité. Histoire de clins d’oeil ou d’un cinquième degré…

Mi. Ch.